« Il a pété un plomb. » « Il a explosé une durite. » On a tous en tête quelqu’un qu’on connaît bien, posé d’habitude, qui change brutalement de comportement en réunion : il devient cassant, ou au contraire se referme complètement. Et la phrase qui revient après coup, toujours plus ou moins la même : « ce n’est pas son genre, je ne l’ai pas reconnu. »
En réalité, c’est bien lui ou elle.. La personne n’est pas sortie de son fonctionnement habituel par hasard : elle est sortie de sa zone de fonctionnement « par défaut » pour entrer dans sa zone de stress.
Process Communication Model® (PCM) permet de comprendre précisément ce qui se joue dans ces moments-là, autant pour soi que pour les personnes qu’on manage au quotidien.
Se connaître pour mieux manager
Un manager qui ne se connaît pas bien a tendance à manager… comme si tout le monde fonctionnait comme lui. C’est humain : on communique naturellement avec les codes qui nous parlent à nous, on s’attend à ce que les autres réagissent comme on réagirait nous-mêmes sous pression, et on s’étonne quand ça grince, ou d’avoir un collaborateur qui nous déstabilise complètement.
Sauf que face à un collaborateur dont le fonctionnement diffère du sien, ce qui marche pour l’un peut être contre-productif pour l’autre. Une consigne trop directe, un manque de reconnaissance, un cadre flou : selon les profils, ce ne sont pas les mêmes choses qui rassurent ou qui mettent en tension.
Un exemple rencontré récemment l’illustre bien : un manager au profil très orienté « logique et organisé » peinait à motiver un collaborateur avec un profil plus sensible et chaleureux, qui trouvait son manager froid et impersonnel, et avait besoin de reconnaissance et de bienveillance avant de recevoir une consigne. Une fois le décalage identifié, le manager a simplement ajusté sa façon de faire : un mot de reconnaissance, puis la consigne. Résultat : moins de tension, plus de coopération. Rien de magique, juste de la connaissance de soi et de l’autre, mise en pratique.
La connaissance de soi devient ainsi un véritable outil de management, et non un simple exercice de développement personnel.
Comprendre ses propres mécanismes sous pression
Au-delà du management au quotidien, PCM éclaire aussi ce qui se passe en nous lorsque la pression monte, à travers quelques notions clés.
La base et la phase. Notre profil de personnalité s’organise autour d’une base (notre socle, stable dans le temps) et d’une phase (la partie qui peut évoluer selon les périodes de vie, et qui détermine entre autres nos besoins psychologiques actuels). Ne pas connaître sa phase actuelle, c’est risquer de chercher à combler un besoin qui n’est plus le bon, sans comprendre pourquoi on reste insatisfait.
Les besoins psychologiques. Chaque profil a des besoins spécifiques : reconnaissance du travail, reconnaissance de la personne, contact, entre autres. Quand ces besoins ne sont pas nourris, la tension monte, même si rien d’objectivement grave ne se passe.
La séquence de stress. C’est l’un des apports les plus concrets de PCM : un enchaînement prévisible de comportements quand le stress s’installe, allant de signaux discrets (premier degré, souvent invisibles aux yeux des autres) jusqu’à des comportements beaucoup plus marqués si rien n’est fait. Savoir reconnaître son propre premier degré, c’est pouvoir intervenir avant d’arriver au troisième.
Les canaux de communication. Une même information peut être reçue très différemment selon la façon dont elle est formulée. Un message parfaitement clair pour soi peut être totalement inopérant, voire irritant, pour un interlocuteur dont le canal préféré est différent. La plupart des incompréhensions ne viennent pas du fond, mais de la forme.
Comprendre ces mécanismes chez soi, c’est se donner la possibilité d’agir sur sa propre séquence de stress avant qu’elle ne s’installe, plutôt que de la subir et de la regretter après coup.
Un outil au service du management et du quotidien
Que l’on s’y intéresse pour mieux manager une équipe ou pour mieux se comprendre soi-même, PCM répond à un même principe : on prend de meilleures décisions, professionnelles comme personnelles, quand on comprend ce qui nous anime et ce qui nous met sous tension, plutôt que de réagir en pilote automatique.
Chez Human Déclic, le débriefing individuel de votre profil individuel PCM dure entre 2h et 4h selon la formule choisie et permet de repartir avec une lecture concrète de sa base, sa phase, ses besoins psychologiques et sa séquence de stress.
PCM peut aussi être proposé sous d’autres formats : coaching individuel, ou formation pour des équipes complètes, des managers, des équipes RH, des responsables projets.
Vous voulez en savoir plus sur le PCM, pour vous et pour vos équipes ? Parlons-en.

